Un homme dans le match : Kevin Mirallas La saga se poursuit. Régulièrement, LOSC.fr vous offre un éclairage différent sur le match écoulé, une analyse décalée. Aujourd'hui, zoom sur Kevin Mirallas. L'attaquant de pointe du LOSC, a entamé l'année 2008 sur les chapeaux de roue ! Le site du club lillois a suivi à la trace son match face à Nancy : pLe LOSC a offert un spectacle de haute voltige dans tous les compartiments pour décrocher un précieux succès face à Nancy : du jeu, des buts, de la souffrance, une résistance à toute épreuve et un dénouement heureux. Retrouvez les réactions des principaux acteurs de ce match à la sortie des vestiaires du Stadium.
Nous méritons amplement notre victoire par rapport à notre première mi-temps qui a été de qualité, avec de bonnes actions de jeu, et par rapport à notre solidarité affichée jusqu'au bout.
Claude Puel (Entraîneur Général du LOSC)
« On s'attendait à une seconde période difficile, du fait de leur retour au score juste avant la pause. Il fallait être capables de bien résister face à cette équipe qui met beaucoup de densité physique. Ils sont systématiquement venus nous pilonner avec de longues balles, des deuxièmes ballons, des cafouillages et des enchaînements derrière. Même s'ils touchent deux fois le poteau, je pense que nous méritons amplement notre victoire par rapport à notre première mi-temps qui a été de qualité, avec de bonnes actions de jeu, et par rapport à notre solidarité affichée jusqu'au bout. Nous n'avons pas lâché et avons répondu présent sous le feu nancéen. C'est dommage de prendre ce but juste avant la pause, de ne pas avoir eu le métier nécessaire de mettre le ballon devant dans les arrêts de jeu. Mon groupe est jeune, je le répète, et le travail va justement consister en la correction de ces petits détails qui font la différence. Nous allons préparer ce match de Marseille qui est un gros challenge à relever, du fait que nous n'avons pas réalisé beaucoup de bons résultats là-bas, un peu comme à Nice. C'est la grosse cote pour nous à jouer au Vélodrome, nous n'avons rien à perdre. »
Pablo Correa (Entraîneur de Nancy)
« Personnellement, je pense que mon équipe s'est réveillée trop tard. Quand vous ne commencez un match qu'à partir de la 44e minute de jeu, c'est dur. C'est déjà un handicap de jouer 90 minutes à l'extérieur, donc là, la tâche est devenue très difficile. On est passé à côté de cette première période, en réalisant des erreurs d'enfant et face à ce genre d'équipe, ça ne pardonne pas. Ç'a été une défaillance collective. Même en revenant à 2-1 juste avant la pause, je sentais que mon équipe avait besoin d'un déclic. Je pense que le penalty n'est pas discutable. Il a été sifflé, c'est qu'il y était. Nous sommes heureux de nous trouver à cette position au classement après 33 journées de Ligue 1. Nous allons tout faire pour terminer le plus haut possible. »
Ludovic Obraniak (milieu de terrain du LOSC) : "Nous avons produit une très bonne première période avec du jeu, de l'engagement. Nous étions présents dans les duels. On a été de l'avant et nous avons marqué des buts. Par contre, il est vrai que nous avons souffert en seconde période, nous avons reculé. Ils nous ont acculés sur notre but. Au final, c'est la victoire du c½ur et des trippes (sourire). Ç'a été dur en fin de match, cette équipe de Nancy est vraiment difficile à jouer. Ils ont mal débuté, mais ils sont bien revenus dans la partie. Nous avons alors fait preuve de courage, de solidarité, même si ç'a été délicat pour nous par moment. On prend ce but sur l'ultime corner de la première mi-temps. Ça fait toujours mal, d'autant que l'arbitre siffle la pause juste derrière. On a su faire bloc, se remobiliser pour préserver cet avantage. C'est le plus important ce soir. On a galéré, mais dans une saison, il faut des victoires comme celle-ci pour pouvoir avancer. Nous allons maintenant défier une équipe de Marseille en pleine confiance. A nous de profiter des espaces qui nous seront offerts pour aller chercher un résultat là-bas."
Peter Franquart (défenseur du LOSC) : "Ce soir, c'est une grosse performance de groupe. Collectivement, nous avons été costauds, on a attaqué et défendu ensemble. Nous avons montré de belles choses. C'est dommage de prendre ce but sur coup de pied arrêté juste avant la mi-temps. En seconde période, nous avons su tenir, tout en continuant à se procurer des occasions. C'est bien pour la suite de ce championnat. Nancy a poussé pour recoller, et nous avons défendu comme nous savons le faire. C'est un bon résultat, et il faut continuer sur ce chemin, en enchaînant d'autres bonnes prestations, en essayant de rester le plus haut possible dans ce classement. Décrocher quelque chose en fin de saison, ça serait magnifique, maintenant, il faut continuer à bosser, et on verra bien où on se situe au soir de la dernière journée. On va déjà se concentrer sur le prochain rendez-vous à Marseille. C'est un autre gros match en perspective. A nous de tout donner pour poursuivre notre route. En conservant cette mentalité, on peut espérer accrocher une bonne place au final."
"Regarder plus haut au classement ? On va voir, il faut prendre étape par étape, car à chaque fois que nous avons regardé plus haut, nous nous sommes cassés les dents..."
Kevin Mirallas
Michel Bastos (milieu de terrain du LOSC) : "Ça été dur en seconde période, on le savait, car en réduisant le score juste avant la pause, Nancy est revenu gonflé à bloc pour la seconde période. Ils nous ont mis la pression pour recoller au score. C'est bien d'avoir réussi à conserver notre avantage au tableau d'affichage. Dans l'ensemble, nous avons réalisé un match solide à tous les niveaux. Cette victoire était importante pour espérer décrocher quelque chose dans ce dernier sprint. Il faut conserver le même état d'esprit. Nous devons penser désormais à Marseille, et on sait que ça sera très difficile au stade Vélodrome. Il est enfin possible de regarder un peu plus haut au classement. Il faut toujours y croire comme on l'a fait cette saison, et ça nous a permis de sortir de la zone de relégation. Personnellement, je suis très heureux d'avoir marqué ce soir. Pour moi, cette saison, c'est déjà mieux que l'an dernier. Je réussis à être davantage régulier, il faut continuer comme ça, travailler pour progresser encore plus, et marquer encore plus de buts."
Kevin Mirallas (attaquant du LOSC) : "On se devait de gagner ce match à domicile après notre contre-performance face à Auxerre. Nous avions ramené un bon résultat nul de Nice, il fallait le bonifier ce soir en prenant les trois points. C'est chose faite. Ce n'était pas évident, car cette équipe de Nancy ne laisse pas beaucoup d'espaces, elle est aussi très physique. Je suis forcément content d'avoir marqué, c'est bon pour la confiance. Il faut continuer comme ça, le coach me fait pour l'instant confiance, j'essaye de lui rendre au mieux. Aujourd'hui, je ne fais certainement pas mon meilleur match de la saison, mais je marque, c'est le plus important à retenir, au-delà des trois points. Nous allons désormais préparer un gros match à Marseille, et il faudra essayer d'aller faire quelque chose au Vélodrome. On va un peu souffler ce week-end, avant de se remobiliser sur ce rendez-vous dès mardi. Regarder plus haut au classement ? On va voir, il faut prendre étape par étape, car à chaque fois que nous avons regardé plus haut, nous nous sommes cassés les dents..."
J'avais dit cette semaine que pour jouer l'Europe, il nous fallait deux victoires d'affilée pour nous lancer. C'est chose faite avec Nancy. Maintenant, la tâche s'annonce ardue à Marseille.
Stephan Lichtsteiner (Milieu de terrain du LOSC)
« En première période, notre équipe a vraiment bien tourné. Il y avait une excellente entente dans nos phases de jeu. A 2-0, nous connaissons un petit relâchement, si bien que Nancy parvient à revenir à 2-1 juste avant la pause. En seconde période, les Nancéens ont attaqué et nous avons eu de la réussite. Nous sommes restés solides, tous ensemble. En donnant le maximum, jusqu'au bout, nous méritons notre victoire. J'avais dit cette semaine que pour jouer l'Europe, il nous fallait deux victoires d'affilée pour nous lancer. C'est chose faite avec Nancy. Maintenant, la tâche s'annonce ardue à Marseille. »
Adil Rami (Défenseur central du LOSC)
« Si on compare ce match à celui face à Auxerre, c'est une belle réaction. Nous avons entamé cette rencontre en sachant que Nancy est une formation dure à bouger, qui possède à peu près les mêmes caractéristiques que nous. Nous avons su gérer ce résultat à la maison. Quand on est footballeur, il y a des passages compliqués. Ce fut le cas pour moi après ce but pris avant la pause. Je remercie l'équipe d'avoir tenu bon jusqu'au coup de sifflet final. Je n'oublie pas ce but car ça fait de l'ombre. »
Marc-Antoine Fortuné (Attaquant de Nancy)
« Avec deux buts de retard dès l'entame, c'est compliqué de revenir. On a tout fait ensuite pour revenir puis recoller au score, mais nous n'avons pas réussi. Nous avons aussi eu deux frappes qui touchent le poteau, d'autres occasions devant leur but mais la réussite n'était pas de notre côté. C'est vrai que c'est embêtant car Marseille nous repasse devant à l'aide du goal average. Mais il reste encore cinq matchs avant la fin de la saison et nous n'allons rien lâcher. » Symbole, le making-off16/04/08 - Retrouvez les coulisses du tournage du clip "l'élite de la nation" de l'association Symbole."Symbole", le clip15/04/08 - Retrouvez Plestan, Beria, Rami et Chedjou dans le clip de l'association "Symbole". LOSC - Nancy14/04/08 - Gregory Malicki vous invite à voir un "8minutes" de premier plan avec à la clef une... loscwebtv >>LOSC - Toulouse
35e journée de Ligue 1 Orange
Samedi 26 avril - 20h00 LOSC - Lens
37e journée de Ligue 1 Orange
Samedi 10 mai - 20h00 Ouvert à la vente le 22/04/08 réservez ici >> accédez ici >> lacement, sens du sacrifice, son but ; tout ce que vous n'avez pas le temps d'observer pendant la rencontre...
Aujourd'hui, évoluer sur le front de l'attaque dans une équipe de football professionnelle, équivaut à se mettre dans une bulle. Elle doit être solide, légère, vive, et surtout, prête exploser à tout moment. Face à Nancy, Kevin Mirallas est à nouveau titulaire, une 15e cette saison, la 4e fois d'affilée en championnat. Devant, il est seul, les Dogues évoluant en 4-5-1, soutenu par ses collègues de couloir Michel Bastos (à gauche) et Stephan Lichtsteiner (à droite). Il est aussi épaulé par le meneur de jeu lillois, Ludovic Obraniak.
L'ingratitude du métier veut que Kevin, aligné en solitaire, soit capable de contenir les attaques nancéennes, en tant que premier défenseur, tout en rôdant pour asséner le coup fatal.
Pour se mettre dans le bain, l'échauffement accompli, l'attaquant belge se plonge dans son monde. Il connaît le rôle si prépondérant qu'il doit tenir pour son équipe. L'ingratitude du métier veut que Kevin, aligné en solitaire, soit capable de contenir les attaques nancéennes, en tant que premier défenseur, tout en rôdant pour asséner le coup fatal. Les formations entrent dans l'arène, un signe de croix avant de fouler la pelouse, aux côtés de Yohan Cabaye, son compère de toujours, un salut au public et en route pour 90 minutes. Avant le coup d'envoi, Kevin s'accorde une poignée de secondes de détente : on échange quelques paroles avec Moncef Zerka dans le rond central, une blague ou deux et on reprend sa concentration. C'est Kevin qui touchera en premier le ballon de la rencontre, servant Obraniak sur l'engagement : c'est parti !
Avec ou sans ballon, le travail demande de la précision dans les démarrages, de l'intelligence dans le démarquage, de la vivacité dans les décrochages.
Ce soir, comme on dit, il y a du client sur la flèche wallonne, du lourd : Puygrenier et André Luiz au marquage serré, rien que ça. Ça lui vaut un petit temps d'adaptation avant de pouvoir entamer un travail de débordement (8'), puis son premier vrai appel dans la profondeur (10'). Tiens, des courses de ce genre, Kevin en effectuera plus d'une dizaine. Avec ou sans ballon, le travail demande de la précision dans les démarrages, de l'intelligence dans le démarquage, de la vivacité dans les décrochages. Sur corner, Kevin se place au premier poteau. Lors de l'un d'entre eux, le Belge reçoit une reprise dévissée de Cabaye et manque d'un cheveu l'opportunité de pouvoir ajuster Bracigliano (12'). Mais ses partenaires aussi font le boulot. Sur l'ouverture du score, Kevin n'aura pas joué de rôle... ou plutôt si, mais sans ballon, en aspirant la défense. Cela permet à Lichtsteiner de s'engouffrer dans la surface et de provoquer un penalty, transformé par Bastos (16', 1-0).
Qui a dit que les attaquants n'allaient pas au charbon ? Pas Claude Puel en tous cas, qui harangue Kevin depuis son banc pour le pousser dans ses duels.
Après l'ouverture du score, le LOSC est dans une phase ascendante. Qui dit pression sur l'adversaire, dit forcément velléités offensives. Dans ce registre, le Diable Rouge est pris dans la tenaille nancéenne (26'). Dur dur ce combat face aux Lorrains. Pourtant, qui a dit que les attaquants n'allaient pas au charbon ? Pas Claude Puel en tous cas, qui harangue Kevin depuis son banc pour le pousser dans ses duels. Et quand ce dernier est à la corne, on perçoit distinctement depuis les tribunes un "Voilà !" tranchant, à l'accent du sud, venant récompenser verbalement l'effort (36').
Il vient saluer le grand frère, et lui tapant dans les mains, celui qui doit tant lui apporter à l'entraînement devant les cages : Patrick Kluivert...
De ce travail de sape, dans l'ombre, invisible parfois, Kevin va trouver la lumière. Le dégagement raté de la défense lorraine permet au Belge de faire exploser sa technique dans la surface de réparation nancéenne. Un extérieur pied droit pleine lunette, un vrai geste d'attaquant et c'est le Stadium qui explose (40', 2-0). Ça valait bien une petite glissade maîtrisée pour fêter son deuxième but de la saison en L1. A cet instant, le soulagement doit être profond dans la tête de ce jeune attaquant. Autre signe révélateur, il vient saluer le "grand frère", et lui tapant dans les mains, celui qui doit tant lui apporter à l'entraînement devant les cages : Patrick Kluivert... La confrérie des attaquants est à la fête ! La fougue du pur sang belge a payé. Quelle belle abnégation !
Les mains sur les hanches, sortant tout droit d'un combat de gladiateurs, Kevin sort sous une belle ovation, méritée.
En deuxième période, on retrouve Kevin dans ses missions. Peu de ballons, du pressing, de la temporisation. Puis un contre emmené par Lichtsteiner qui centre pour lui. Il obtient un corner qui offre presque le troisième but, non validé par l'arbitre (54'). A l'heure de jeu, les Dogues baissent de rythme. Surtout, Nancy met la pression. Devant, c'est dur d'obtenir des munitions. Pourtant, la dernière qu'il reçoit là n'est pas loin d'aboutir. Son tir en pivot effleure le poteau droit du portier lorrain (67'). Enfin, les mains sur les hanches, sortant tout droit d'un combat de gladiateurs, Kevin quitte le terrain, usé, sous une belle ovation, méritée (74'). Vingt minutes plus tard, il peut fièrement jaillir du banc et se faire chaleureusement féliciter par Patrick Collot d'abord, Jean-Pierre Mottet ensuite. Kevin a le sourire. Normal, son but permet au LOSC de l'emporter. Ça méritait bien un dernier tour de terrain pour communier avec le public.
Jamais il ne se sera découragé face à l'armada défensive de Nancy. Kevin Mirallas a montré toutes les facettes que doit posséder l'attaquant moderne samedi au Stadium. Avant de s'envoler pour Marseille et son impressionnant Vélodrome, Kevin ne cesse de montrer des signes encourageants, affichant une volonté de fer et des jambes de feu. Dans une lutte finale aussi intense, la chasse à la bonne place passe par Mirallas !